Election présidentielle, Malaise au sein des organisations de masse

mardi 11 mars 2014 à 21:47
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vote.JPGA 24 heures de l’annonce de la liste finale des candidats, qui seront en lice pour le scrutin du 17 avril prochain, les associations et organisations sont de plus en plus divisées par la présidentielle.

L’ Algérie est l’un des pays qui compte un nombre important d’associations et d’organisations, dont celles héritées de l’époque du parti unique. Ces associations dont la mission et les fonctions sont bien définies par la loi, ont toujours joué un rôle dans les rendez-vous électoraux. Cependant, le scrutin du 17 avril prochain semble le rendez-vous de la discorde pour ces associations, qui connaissent des conflits internes et des mouvements de redressement.

Ce qui s’est passé lundi dernier au forum d’El Moudjahid, qui a été le théâtre d’une bataille rangée entre deux ailes de l’Organisation nationale des enfants de Chouhada l’ONEC, n’est qu’une illustration de la division que connaîssent les associations et organisations, notamment celles qui ont toujours eu une relation directe avec le FLN, le RND et le MSP. En début d’après-midi de lundi dernier, Tayeb El Houari, député du FLN et invité par le forum d’El Moudjahid pour une conférence, n’a pas pu se limiter au thème de cette rencontre et a voulu faire passer un message dans le cadre d’une précampagne électorale, en apportant son soutien à la candidature « du Moudjahid Abdelaziz Bouteflika, le père de la réconciliation nationale ».

C’est ce qui a été écrit dans son communiqué signé par quatre autres membres du secrétariat national. Cependant, depuis quelques temps, un mouvement de dissidence est né au niveau de cette association conduite par Hadj Mokhtar Abdelkader, qui ne reconnaît plus à Tayeb Houari, la qualité de secrétaire général. Selon les échos de cette organisation, qui date de l’époque du parti unique, Tayeb El Houari est soupçonné de vouloir soutenir Ali Benflis.

A cet effet, le mouvement de redressement a destitué Tayeb Houari de son poste de SG et l’a remplacé par une commission provisoire chargée de la préparation du prochain congrès avec à sa tête, Hadj Abdelkader Mokhtari. Pour Hadj Mokhtar Abdelkader, Tayeb El Houari  » n’est pas crédible, il a soutenu Benflis et maintenant il veut prendre le train en marche de Bouteflika  » et pour Tayeb Houari, il s’agit d’un complot qui vise l’ONEC.

D’autres organisations sont aussi divisées par la présidentielle, une division qui a été déjà remarquée lors de la collecte des signatures individuelles. A ce propos, on peut citer le cas de l’UNJA et l’UNEA, deux organisations qui ont toujours été affiliées au FLN, mais la présidentielle du 17 avril les divisent sur le choix de candidat. Ces deux organisations sont divisées entre les deux candidats, l’ancien chef du gouvernement, Ali Benflis qui était aussi ancien secrétaire général du FLN et le candidat, Abdelaziz Bouteflika, qui est président d’honneur du FLN, soutenu par la direction du parti sachant qu’il est candidat à la présidentielle en qualité de candidat indépendant.

D’autre part, une partie soutient Belaïd Abdelaziz, dissident du FLN, président du parti El Moustakbel qui attend aussi la validation de son dossier de candidature par le Conseil constitutionnel. On peut citer aussi le cas de l’Union générale des étudiants algériens (Ugea), qui est devenue bicéphale, avec deux secrétaires généraux à sa tête. Cette organisation est connue pour son affiliation au RND. Avec la crise qu’a connue le RND, certains cadres ont rejoint le candidat, Ali Benflis, c’est le cas d’Ahmed Boubrik, membre du Conseil national, qui affirme que plusieurs militants du parti soutiennent Benflis, alors que la direction actuelle assurée par Abdelkader Bensalah, a apporté son soutien au candidat Bouteflika.

Ce n’est pas tout, puisque l’ex-secrétaire général de cette organisation se serait prononcé contre le 4e mandat du président et il aurait apporté son soutien au mouvement Barakat. Du côté des islamistes, l’Union générale des étudiants libres (Ugel), qui a toujours été le pilier du MPS à l’Université, sachant que ce parti a opté pour le boycott des présidentielles. Le SG de cette organisation a opté pour le  » Taj  » qui soutient Bouteflika. Cependant, une direction collégiale vient d’être installée pour dissoudre le SG, arrivé en fin de mandat, de quitter son poste. Tout compte fait, tous les coups sont permis et la décantation au sein de ces organisations, ne devrait intervenir qu’une fois l’élection présidentielle passée.

N. B.

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