Conséquence attendue de la prochaine fermeture de l’abattoir d’Hussein Dey : La viande rouge risque de flamber.

samedi 26 novembre 2016 à 10:45
Source de l'article : Tribunelecteurs.com

La décision définitive de la fermeture de l’abattoir d’Hussein Dey, inquiète les opérateurs de viandes rouges, notamment concernant les prix et le contrôle médical. Face à cette situation « instable » les travailleurs ont exprimés leur mécontentements vis-à-vis cette note qui les obligent à travailler avec d’autres abattoirs, notamment ceux de Zeralda, de Rouiba et de Bordj El Bahri, a indiqué le président du Comité national des commerçants en viandes rouge, Remram Mohamed Tahar. Notant que cette mesure prise par le gouvernement risque de perturber le marché de la viande rouge dans les jours à venir, M. Remram a fait savoir que les prix des viandes rouges allaient être influencé par la fermeture de l’abattoir d’Hussein Dey, indiquant que « le prix de la viande ovine actuellement cédé à 1.100 DA pourrait passer à 2.600, DA et celui de la viande bovine passerait de 900 DA à 1.500 DA, dans le cas où la décision de fermeture venait à être appliquée ».

Par ailleurs, l’interlocuteur a tiré la sonnette d’alarme contre les « risques sanitaires » qui résulteraient de la délocalisation du principal abattoir d’Alger, l’intervenant a indiqué que les opérations d’abattage « anarchiques » qui seraient menées par la suite dans des lieux ne disposant pas de chambres froides constitueraient un danger pour la santé publique.  »La wilaya d’Alger ne dispose actuellement d’aucun abattoir digne de ce nom, hormis l’abattoir de la Rue des Fusillés, crée en 1929, considéré comme l’unique marché de gros pour les quelques 3.000 bouchers que compte la wilaya et bien d’autres venus des wilayas de Boumerdès et de Tizi Ouzou « , indique M. Remram.

» Les viandes qui sortaient de l’abattoir se distinguaient par leur qualité, car faisant l’objet d’un processus d’abattage réglementé, et étant bien conservées dans des chambres froides « , ajoute la même source. Alors que le Comité national des commerçants en viandes rouge appelle à la promotion de la filière des viandes rouges et à investir dans de grands abattoirs, le Chargé de la règlementation au sein du bureau exécutif des viandes et dérivées de la wilaya d’Alger, Khir Merouane a souligné que « les petits abattoirs de Bordj El Bahri, Rouiba et Zeralda sont des annexes communales qui ne peuvent prendre en charge que les opérations d’abattage locales ».

La superficie de ces abattoirs ne dépasse pas 1.000 m², l’abattoir d’Hussein Dey disposant à lui seul d’une superficie de 24.000 m² et pouvant accueillir plus de 40 grossistes à la fois, ajoute la même source. En outre, l’inspecteur vétérinaire à la wilaya d’Alger, Yousfi Halim a affirmé que les services vétérinaires intensifieraient leurs opérations de contrôle des abattoirs destinés à remplacer l’abattoir d’Hussein Dey, a travers notamment la multiplication des médecins vétérinaires. L’inspecteur a tenu également à rassurer les citoyens quant à la qualité des produits qui sortiront des abattoirs en remplacement de celui d’Hussein Dey, indiquant par la même occasion que les cinq vétérinaires qui exerçaient au niveau de l’abattoir de Ruisseau seraient répartis sur les autres abattoirs.

Concernant les opérations d’abattage illégales, M.Youcfi a mis l’accent sur la nécessité d’intensifier les opérations de contrôle au niveau des lieux susceptibles d’accueillir ce genre d’opération. La rentabilité de l’abattoir d’Hussein Dey a connu ces dernières années un recul pour des raisons liées notamment la vétusté des lieux et à la concurrence des viandes importées, avait précisé à l’APS le chef d’unité au niveau de l’abattoir d’Hussein Dey, Sebaine Nasreddine.

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