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Mercredi 19 septembre à 21:26
Comment l’incivisme devient roi, Passerelles boudées et passages piétons inexistants à Oran

Comment l’incivisme devient roi, Passerelles boudées et passages piétons inexistants à Oran

Cela n’a sans doute échappé à personne, un grand nombre de passages pour piétons de la ville ont cruellement besoin d’un bon coup de peinture. Certains ont tout simplement disparu.

Cette signalisation horizontale, indispensable aux piétons pour leur permettre de traverser en toute sécurité, semble ainsi répondre aux abonnés absents. «Vous les voyez, vous, les passages pour piétons? C’est tout juste si un ou deux sont visibles, alors comment voulez-vous qu’on traverse la route en les empruntant?

Si, nous, nous ne les remarquons pas, comment les automobilistes peuvent-ils le faire?», s’interroge un homme d’une quarantaine d’années rencontré à proximité de l’avenue Mekki Khalifa, plus connue sous le nom de l’avenue de la ligne B. Nombreux sont les citoyens qui déplorent ainsi le non rafraîchissement de ces signalisations horizontales par un coup de peinture. «Aucun automobiliste ne fait attention à ces passages pour piétons.

Quand ils sont lancés à vive allure, les conducteurs ne ralentissent guère à l’approche de ces signalisations», dira un jeune homme qui poursuivra: «Il faut reconnaître également qu’un grand nombre de citoyens ne s’empressent guère d’emprunter ces passages pour traverser. Beaucoup le font à tort et à travers, sans se soucier des risques d’accidents».

En effet, ce genre de civisme fait encore défaut chez un grand nombre de citoyens pour qui emprunter un passage pour piétons pour traverser est une chose tout à fait étrange.

Ces passages protégés ne sont pas les seuls à être marginalisés par les citoyens vu que les passerelles, aussi, ne sont pas mieux appréciées. Une bonne partie de ces passerelles ne sont utilisées par les piétons que très rarement. «J’ai l’impression de perdre du temps en empruntant la passerelle.

Je préfère donc traverser directement en faisant attention», avouera un jeune garçon qui semble minimiser le danger auquel il s’expose ainsi. «Ce qui est encore plus fou, c’est de voir un père ou une mère de famille, avec des enfants, traverser une route où les automobilistes circulent à vive allure alors qu’une passerelle se trouve à seulement quelques mètres. Cela me laisse sans voix», s’écriera un chauffeur de taxi.

Là encore l’incivisme est pointé du doigt et de manière tout à fait justifiée. A l’heure où de grands efforts sont déployés pour rendre le trottoir aux piétons en le libérant des squatteurs, il serait tout à fait approprié de faire de même pour la chaussée. «Des mesures doivent être prises pour obliger les piétons à emprunter les passerelles et les passages protégés. Ainsi, tout le monde sera gagnant», dira un autre automobiliste.

Belouzaa Adjila

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