Bouteflika interpelé par des militantes féministes

samedi 6 juin 2009 à 8:37
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Un groupe de 5 femmes militantes et engagées, intellectuellement et politiquement, pour la promotion du statut des femmes en Algérie, dont Fatma Boufenik, enseignante-chercheur à l’université d’Oran, militante des droits des femmes et présidente de l’association FARD-Oran, Fatima-Zohra Saï, également enseignante-chercheuse à l’université d’Oran, Nassira Merah, architecte-sociologue, doctorante sur la mémoire des luttes politiques des femmes en Algérie et militante féministe, Fatima Guechi, de l’université de Constantine ainsi que Dalila Alloula, gynécologue, ont décidé d’interpeler le président de la République pour une réelle participation politique et l’implication des femmes dans les affaires de l’Algérie.

Dans un communiqué adressé à notre rédaction, ces femmes, qui se qualifient de différents horizons, considèrent qu’il est « de leur devoir et de leur responsabilités historique », de s’adresser au premier magistrat du pays « à un moment où, le devenir de la participation politique des femmes, est en train de se décider ».

Les rédactrices du communiqué ajoutent prendre acte que « les principes universels de l’égalité entre les femmes et les hommes sont inscrits dans la Constitution algérienne, dans ses articles 29 ; 31 ; 50 ; 51 et 31 bis (amendement de 2008) ».

« Elles rappellent que l’État algérien avait ratifié, en 2004, la convention pour les droits politiques des femmes et appellent à leur plus large application, afin que la participation des femmes soit caractérisée par leur autonomie et leur autodétermination, seules garantes d’une citoyenneté pleine et entière, à la fois formelle et réelle ».

Ces femmes se disent « préoccupées et inquiètes, face à l’attitude de certains dirigeants politiques, qui vont à l’encontre de toutes les volontés, dans une démocratie, de briser le plafond de verre, par la participation politique des femmes ».

En conclusion, elles souhaitent une plus grande vigilance, « au moment où la loi organique, un des mécanismes pour la mise en application de l’article 31 bis de la Constitution amendée en 2008, qui est en cours d’élaboration, ne soit vidée de sa substance réelle. »

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