Batna : El Para et ses complices condamnés à peine capitale

mercredi 3 juin 2009 à 10:40
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C’est sous une haute protection policière que le procès des membres de la phalange de la mort, katibat El Maout, que dirigeait Amari Saïfi, alias Abderrezak El Para, s’est déroulé, hier, au tribunal criminel de Batna.

Les juges ont prononcé la peine capitale contre 29 éléments dont leur chef Abderrezak El Para dans une affaire où 13 veuves de victimes des sanguinaires se sont portées partie civile. En effet, ces terroristes sont les membres de la sinistre phalange de la mort qui écumait dans les maquis des Aurès durant les années 1990 et le début des années 2000.

Appartenant au GSPC, dont l’ « émir » national était au moment des faits, Hassan Hatab, les éléments de la katibat agissaient sous les ordres de Nabil Sahraoui, alias Mustapha Abou Ibrahim, qui deviendra plus tard « émir » national du GSPC avant d’être éliminé par les services de sécurité en 2004 du côté de Béjaïa.

Ils répondaient directement aux ordres de Amari Saïfi, dit Abderrezak El Para, capturé par les rebelles du Mouvement pour la démocratie et la justice au Tchad (MDJT), en 2004, puis remis aux autorités algériennes, via la Libye.

Les faits qui ont été examinés par la chambre criminelle prés la cour de Batna ont été relatés par deux terroristes qui se sont rendus, en 2001, aux services de sécurité, et qui sont les deux frères B. Khamissi et B. Lakhdar, originaires d’El-Madher et âgés respectivement de 52 et 45 ans.

Les deux hommes ont été convaincus par leur famille de remettre les armes afin de bénéficier des dispositions contenues dans la charte pour la paix et la réconciliation nationale. Ils reconnaîtront avoir pris part, sous les ordres de leurs « émirs », à de faux barrages au cours desquels plusieurs personnes, dont des jeunes appelés militaires et des commerçants ont été assassinées.

Parmi les éléments condamnés à la peine capitale par contumace figure Ali Mehira, le commanditaire de l’attentat suicide qui a visé dans la région le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika. On y trouve, aussi, C. Toufik, âgé actuellement de 34 ans, l’un des terroristes candidats à l’exécution d’attentats kamikazes.

Dans la salle, 4 terroristes étaient présents. Il s’agit de C. Rachid, né en 1965 à Bouaakal (Batna) et déjà condamné à la peine capitale par le tribunal criminel de Batna en 2008 ; A. Yacine, né en 1973 à Bouaakal (Batna), innocenté dans trois affaires puis condamné à 15 ans dans une quatrième; M. Mansour, né en 1965 à Ain Kercha (Oum El Bouaghi), placé sous mandat de dépôt depuis une semaine, enfin, C. Ahmed, né en 1962, à Tolga (Biskra), un ancien « émir » arrêté par les services de sécurité en 1996 et qui est emprisonné depuis. L’audience de ces derniers a continué durant toute la journée d’hier.

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