Algérie - Egypte : J-1

samedi 6 juin 2009 à 7:50
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01_607321682.jpgC’est dans un stade Mustapha Tchaker de Blida bondé que se déroulera le choc Algérie-Egypte, comptant pour la 2e journée des éliminatoires combinées du Mondial et de la CAN 2010 de football.

Cette rencontre, qui mettra, demain à 20h30, aux prises l’équipe nationale algérienne à son homologue égyptienne, focalise déjà toutes les attentions en Algérie où la tension est à son comble. L’évènement focalise les passions des supporters des Fennecs aux quatre coins du monde.

Le stade sera plein à craquer et le dispositif de sécurité en conséquence. Même si les Verts partent largement favoris, il est bien sûr difficile d’émettre le moindre pronostic, sachant que l’Egypte est une équipe d’expérience, avec beaucoup de métier et bien équilibrée dans ses trois lignes avec des joueurs de grande qualité.

L’Algérie, quant à elle, est une équipe qui se cherche encore ; elle est en pleine construction avec de jeunes joueurs qui ont un grand potentiel. Cependant, pour être vainqueur, il faut qu’ils jouent avec leurs tripes, avec un cœur chaud et la tète froide, poussés par un merveilleux public.

Les joueurs étaient en stage dans la cité phocéenne du 25 mai au 4 juin pour affûter au mieux leurs armes, avec surtout l’aspect psychologique comme socle de préparation. De retour à Alger le 4 juin, les Verts ont entamé un autre regroupement au complexe militaire de Blida, histoire d’entrer de plain-pied dans la rencontre prévue demain à 20h30.

Le sélectionneur Rabah Saadane a déclaré : «La rencontre face à l’Egypte s’apparente à un derby, une bataille à couteaux tirés au cours de laquelle le faux pas est interdit à l’une comme à l’autre équipe. Les Pharaons, auteurs d’un nul face à la Zambie, ne viendront pas au stade Mustapha Tchaker de Blida en victimes désignées, mais en concurrents.

C’est un match qui reste ouvert. On peut gagner comme on peut perdre», a laissé entendre la semaine dernière Rabah Saadane. Cette rencontre s’annonce très difficile vu son importance pour les deux sélections qui partagent le même objectif : la qualification pour le Mondial.

Toutefois, la sélection égyptienne, tenue en échec lors du match d’ouverture du groupe en concédant un nul surprenant (1-1) contre la sélection zambienne, il y a trois mois au Stade du Caire, voit son avenir s’assombrir.

Lors d’une réunion tenue avec les joueurs, Hassan Chehata, directeur technique de la sélection égyptienne, a expliqué : «Ce mauvais résultat a compliqué les choses dans notre groupe. A cause de ce nul, la sélection nationale est dans l’obligation de ne pas perdre face aux Fennecs afin de conserver ses chances dans les qualifications.»

La défaite sera fatale pour elle. Conscient de l’importance de cette rencontre, Hassan Chehata a préféré organiser un stage de préparation qui a commencé le 24 mai dernier, soit deux semaines avant la rencontre.

Il dira en substance : «On a bien tiré la leçon de la précédente rencontre contre la Zambie. C’est clair que les joueurs ont besoin de plus de temps afin de se concentrer. Ce qui n’était pas le cas avant la rencontre contre la Zambie. Il faut alors oublier que nous sommes les doubles champions d’Afrique.

Il faut se mettre une seule chose en tête : le peuple égyptien ne vous pardonnera jamais le moindre faux pas, encore moins une élimination de la Coupe du monde dont il attend le billet avec impatience. Il faut vous donner à fond, jouez avec les tripes afin que vous puissiez réaliser le rêve de tout un peuple.

La rencontre face à l’Algérie est, certes, importante mais elle reste une rencontre de football comme celle de la Zambie ou du Rwanda. Nous jouerons, cependant, pour gagner comme nous l’avions toujours fait par le passé avec comme objectif les trois points.

Nous tenterons avec l’aide de Dieu de relever le défi. Mes joueurs doivent respecter les consignes et se conduire en hommes. Ils doivent être maîtres de leurs nerfs, maîtres sur le terrain. Ils doivent être solidaires. Mes joueurs sont prêts pour la rencontre qui s’annonce difficile.

Nous partons à chances égales et que le meilleur l’emporte», a conclu le coach. Pour revenir à la sélection d’Egypte, celle-ci a, au cours du stage d’Oman, disputé une rencontre amicale face à son homologue d’Oman, samedi à Mascate.

Malgré la victoire 1-0, le niveau de la sélection n’était pas rassurant. Avec des joueurs loin de leur niveau et forme habituelle, à l’instar de l’attaquant de la sélection Amr Zaki et le milieu Mohamad Abou-Teik. Les joueurs sont très fatigués, à l’image des joueurs d’Ahly qui manquent de souffle.

Ils ont été éliminés de la Ligue des champions dont ils détiennent le titre et de la Coupe de la CAF dans laquelle ils ont été versés, par de modestes formations nigérianes. De même, la majorité des joueurs évoluant en Europe ont passé une saison décevante.

Face à cette situation, Chehata est dans l’embarras du choix : jouer avec les stars malgré leur baisse de niveau, ou injecter du sang nouveau au sein de la sélection en donnant l’occasion à certaines nouvelles figures qui possèdent la fraîcheur mais qui manquent d’expérience, comme Ahmad Saïd, défenseur de Haras Al Hodoud, et Ahmad Khaïri, brillant milieu d’Ismaïli.

Le «nouveau» groupe des Fennecs avec l’arrivée de Rabah Saadane

L’arrivée du coach Rabah Saadane a placé les Verts dans une nouvelle dynamique. Plus fiable, plus séduisant dans l’élaboration de son jeu, le club Algérie n’est plus l’équipe en perdition des dernières années. L’apport de Ghezzal et la relance de Ziani ont embelli la manière.

Paradoxe, Saïfi qui tenait le destin algérien à bout de bras, en 2006, grâce à ses buts décisifs, connaît dans le même temps un gros coup de mou en équipe nationale. «Je ne suis pas mort», a-t-il déjà prévenu.

Méfiance, donc, dans une formation qui attend un déclic pour relancer la machine verte. Il y a eu la série noire. Il y a, aujourd’hui, la série verte et blanche. Après une impensable succession de résultats mitigés, la sélection algérienne a fait un sort à la «malédiction».

Elle aura à cœur, demain, d’installer ses éléments dans un cycle de longue durée. En effet, en Algérie, on ne parle que de cette rencontre capitale. Saadane a essayé d’épargner à ses poulains la pression, en les regroupant à Marseille (France) depuis le 25 mai.

Bien que le groupe ne se soit réuni que mercredi dernier, les préparations physiques, et surtout psychologiques, se sont très bien déroulées.

Le coach a tenu à parler personnellement à ses joueurs et à renforcer leur moral. «Le groupe n’a pas besoin d’être motivé vu l’importance du match, l’essentiel est de ne pas mettre trop de pression sur les joueurs», a affirmé Saadane.

Même Karim Ziani a confirmé qu’il n’est pas près de rater une telle confrontation et va jouer même avec une seule jambe. La coqueluche algérienne, l’une des pièces maîtresses du onze algérien, a rejoint les Verts au camp de regroupement où le sélectionneur national a effectué, mercredi dernier, les derniers réglages lors de la préparation en France.

Rabah Saadane a, par ailleurs, justifié le départ poussif de ce stage par l’absence de plusieurs éléments, stage qui a vraiment démarré, mardi dernier, avec la présence de 22 éléments sur 25 (Saïfi, Ghezzal et Djebbour devaient arriver mercredi).

A la fin du stage, l’équipe nationale a regagné Alger. Elle a été logée au complexe militaire de Blida, 48 heures avant le match face à l’Egypte. Les coéquipiers de Karim Ziani repartiront le 11 juin en Afrique du Sud pour un stage de préparation à Pretoria en prévision du match contre la Zambie, le 20 juin, à Chililabombwé.

Bien sûr, il y a la rivalité historique entre les deux pays, en plus de la tension actuelle sur ce match. Pour cela, Captain Chehata favorise le facteur expérience qui peut s’avérer déterminant dans ce genre de rencontre. La sélection égyptienne est solide et possède plusieurs atouts.

Amr Zaki va certainement assumer la responsabilité de l’attaque égyptienne, en l’absence de Emad Metaab, blessé au genou. Le coach ne va pas s’aventurer à aligner Mohamad Mohsen Abou Greïcha, Ahmad Abdel Ghani et Ahmad Raouf, des éléments qui manquent terriblement d’expérience.

La stratégie offensive de Hassan Chehata, reposera sur Amr Zaki comme la seule pointe d’attaque devant l’un des deux milieux, Mohamad Abou Treïka ou Mohamad Zidan ou bien ensemble.

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