Algérie - Amnesty International ou une coopération inexistante

lundi 8 juin 2009 à 10:03
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Le représentant d’Amnesty International pour l’Algérie, le Dr Kheirredine Abbas, a regretté, hier, lors d’une conférence de presse animée à Alger, l’absence de coopération entre les autorités algériennes et son organisation.

« Les autorités algériennes cultivent une certaine méfiance à l’égard d’AI. Certes, on n’interdit pas nos activités. Mais on s’abrite souvent derrière le paravent de la loi pour ne pas accéder à nos demandes.

Nous sommes face à un sérieux problème d’accès aux statistiques », a déploré le Dr Abbas qui dit ne pas s’expliquer cette méfiance surtout que son Organisation est « une ONG indépendante et autonome de toutes les puissances ».

« Nous concernant, nous voulons bien travailler avec les autorités algériennes », assure-t-il encore.

Pour ce qui est du rapport 2009 d’Amnesty International, rendu public fin mai de l’année en cours, il a fait état de la persistance de l’impunité dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord.

« Plongées dans l’insécurité, exclues du processus de prise de décision, butant contre l’indifférence ou encore réprimées quand elles tentaient de se faire entendre, les populations de cette région ont vu leurs souffrances persister tout au long de l’année », est-il écrit dans le rapport.

Concernant l’Algérie, Amnesty International dénonce le fait que « les autorités continuaient de bloquer toute enquête sur les atteintes graves aux droits humains commises au cours du conflit interne des années 1990 ».

Pour Amnesty, les défenseurs des droits humains et les journalistes algériens « étaient toujours en butte à des actes de harcèlement ». Mondialisation oblige, le rapport d’Amnesty s’est beaucoup plus attardé sur la problématique du développement socioéconomique que sur les questions politiques.

« Depuis le début de la crise financière, cette obsession des États de vouloir à tout prix faire de l’argent a engendré davantage de violations, d’exclusions, de discriminations et de répressions », regrette le Dr Abbas.

Le constat d’Amnesty est qu’il y a trop de pauvreté de par le monde. Selon Amnesty, il y a 1 milliard de pauvres de par le nombre et en Afrique leur nombre a augmenté de 25 millions depuis le début de la crise financière.

Selon toujours Amnesty, 95% des 500 000 femmes qui meurent chaque année d’une complication de grossesse sont des pauvres. Aussi l’objectif d’Amnesty est de militer pour la réduction de ce chiffre effarant de 75% d’ici 2015.

Selon le le Dr Abbas, Amnesty International milite pour que « les entreprises, les gouvernements et les institutions responsables de cette situation doivent rendre des comptes ».

Parce que la pauvreté est la conséquence de la violation des droits humains, la section algérienne a décidé d’axer son action en 2009 et 2010 sur la lutte contre ce fléau.

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