8 ans de prison ferme pour un violeur en série

mardi 9 juin 2009 à 10:44
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prison cellLes faits remontent à l’été 2006, lorsque plusieurs plaintes de jeunes femmes ont été enregistrées au niveau du commissariat (sixième) d’Alger-Centre.

L’accusé est un repris de justice de 37 ans répondant au nom de B. Abdelghani et demeurant à Bologhine. Il est accusé d’agression, de vol et de viol de jeunes femmes au niveau de la rue Didouche Mourad, en plein cœur d’Alger.

Les faits remontent à l’été 2006, lorsque plusieurs plaintes de jeunes femmes ont été enregistrées au niveau du commissariat (sixième) d’Alger-Centre.

Pour assouvir ses bas instincts, ce criminel avait préparé un plan diabolique pour piéger ses victimes. Il se mettait, à une heure de grande affluence dans les rues les plus fréquentées de la capitale, à l’affût d’une éventuelle victime.

Dès qu’une jeune femme passe à côté de lui, le mis en cause s’approche d’elle et l’aborde d’un ton empreint d’une grande courtoisie. «Excusez-moi mademoiselle, puis-je vous demander un petit service ? S’il vous plaît. Ma fiancée travaille comme couturière chez des particuliers au deuxième étage de cet immeuble.

Est-ce que cela ne vous dérange pas de l’appeler pour moi ?» demandait-il gentiment. En dépit des quelques cicatrices qu’il porte sur son visage, les jeunes femmes avaient confiance en lui et répondaient favorablement à ses sollicitations.

Kahina est l’une de ses 8 victimes. Au cours du procès elle a raconté le cauchemar qu’elle avait vécu ce jour-là alors qu’elle s’apprêtait à rentrer chez elle après une rude journée de travail. C’est une jeune femme d’une trentaine d’années. Originaire de la wilaya de Tizi Ouzou, elle doit marier cet automne.

Le jour du drame, elle a été abordée par l’accusé au niveau de la rue Didouche Mourad. En lui proposant de l’aider à appeler sa fiancée, Kahina a répondu favorablement bien qu’elle était un peu en retard. Elle est rentrée dans la cage d’escalier de l’immeuble et arrivée au deuxième étage, une voix l’interpelle depuis le rez-de-chaussée.

C’était Abdelghani qui lui signifiait qu’il s’était trompée d’étage, lui demandant de monter jusqu’au quatrième étage. Celle-ci, contrariée, accepta quand même de rendre ce service.

L’accusé la suivra subrepticement jusqu’à arriver à son niveau. A ce moment, il enlève son masque angélique pour montrer un visage abominable.

Il la menace avec un canif et lui intime l’ordre de lui remettre son sac à main et tous les objets de valeur en sa possession (portable, argent, bijoux). Terrifiée, la pauvre demoiselle s’est tout de suite exécutée.

Non satisfait, l’agresseur la viola sauvagement. Elle a quand même réussi à se dégager des griffes de son bourreau avec plusieurs fractures au bras et des blessures sur d’autres parties du corps, tandis que l’agresseur prenait la fuite.

Kahina ne s’est pas contentée d’introduire une plainte auprès du commissariat le plus proche, elle est revenue plusieurs fois sur le lieu de l’incident jusqu’au jour où elle repéra son agresseur en compagnie d’une autre victime qu’il s’apprêtait à piéger.

Aussitôt avertis, les policiers ont arrêté le mis en cause avant de le traduire devant le procureur de la République territorialement compétent.

Le jour du procès, le bourreau des huit jeunes femmes a complètement nié les faits. Le procureur de la République a requis une peine de 20 ans d’emprisonnement ferme. Toutefois, il sera condamné par le tribunal criminel près la cour d’Alger à 8 ans de prison ferme.

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