“Laissées pour mortes” Les femmes lynchées à Hassi-Messaoud racontent leur calvaire

Liberte Algerie | Posté le : Mardi 9 février à 3:14 | Comments

“Laissées pour mortes” Les femmes lynchées à Hassi Messaoud racontent leur calvaireDe peur d’être pourchassées encore, la plupart des victimes ont baissé les bras. Pas Rahmouna Salah et Fatiha Maamoura.

La comédienne Nadia Kaci leur a prêté sa plume pour un témoignage qui a pris la forme d’un livre : “Laissées pour mortes”.

Treize juillet 2001 : les trompettes de la “moussalha” résonnaient dans le pays laissant croire à un cri de victoire de la barbarie. C’est en tout cas le message qu’a cru percevoir un imam de Hassi-Messaoud, la très précieuse capitale de l’industrie pétrolière, surveillée comme aucune autre ville par les forces de l’ordre et les sociétés de sécurité qui y ont fait florès.

Il faut garantir la tranquillité des cadres expatriés des firmes étrangères ! Des firmes qui ont attiré des bataillons de nouveaux habitants alléchés par les perspectives d’un emploi. Et chassés par la misère qui a prospéré dans le nord du pays.

Cet appel d’air chaud a happé des femmes soucieuses d’assurer dignement la pitance à leurs familles. Happées parce qu’elles ne rêvaient pas de Hassi-Messaoud. Leur eldorado était plutôt celui d’un foyer simple peuplé d’un mari et d’enfants et agrémenté de bibelots. La misère les a conduites au fond du “puits”, dans la gueule d’El-Haïcha, la “bête immonde”, nom du quartier où elles ont posé leurs ballots.

Tu parles de quartier ! “Misère et laideur à perte de vue” étalées sur des kilomètres de désordre urbanistique et de voracité insatiable. Hassi-Messaoud qui fait vivre le pays, qui finance la construction de villas à Hydra et l’achat de châteaux en France et en Suisse n’a rien fait pour elle-même.

On n’y vient jamais avec le projet de s’y installer. Que des femmes isolées y arrivent, c’est un défi à la raison.

Une déclaration de guerre au machisme dominant, une atteinte intolérable à nos vieilles traditions.

Des péchés qui ne peuvent être expiés que par le prix du feu et du sang sous peine que Dieu déverse sa colère sur tous. Sans discernement. L’imam s’est érigé en procureur avec à sa solde une horde d’abrutis shootés au venin de la haine.
Comme à Raïs, Bentalha, Ramka, le nom d’Allah a été invoqué pour légitimer cette barbarie.

Des centaines d’hommes contre une cinquantaine de femmes, mères de famille pour certaines, mais sûrement catins pour les bourreaux. “Armés de gourdins, de bâtons, de couteaux ou de sabres. Armés de toute la haine qu’on leur avait inculquée contre ces femmes. Bien décidés à se prouver, à leur prouver leur suprématie.

Bien décidés à se venger de toutes les frustrations que leur simple présence réveillait et alimentait.” Il était minuit en ce 13 juillet 2001. Dans le ciel incandescent de Hassi-Messaoud, s’élevait la fumée de pneus enflammés et jetés dans la rue pour empêcher toute velléité de venir en aide aux victimes.

Coups de poignard dans la chair vive, tortures, viols… Laissées pour mortes. Le lendemain, un journaliste plus féru des prêches de l’imam que de ses manuels évoquait une expédition contre des prostituées. Donc “normal”, comme on dit dans le nouveau jargon d’un pays qui n’a plus aucun repère.

Des années après, les victimes continuent d’affronter maintes péripéties. Comment retrouver la considération auprès d’un entourage qui tète goulûment le mensonge ? Comment obtenir réparation auprès d’une justice tatillonne, mais sans pouvoir d’assurer l’égalité entre les parties.

De peur d’être pourchassées encore, la plupart des victimes ont baissé les bras. Pas Rahmouna Salah et Fatiha Maamoura. La comédienne Nadia Kaci (Viva Laldjérie et Délice Paloma) leur a prêté sa plume délicate pour un témoignage qui a pris la forme d’un livre. Laissées pour mortes paraît cette semaine à Paris. Les deux survivantes doivent s’y rendre pour rencontrer le public.

Et témoigner. Témoigner pour aider que la terre d’Algérie ne soit plus arrosée du sang d’innocentes victimes et que son ciel ne soit plus empli de leurs râles de suppliciés. Témoigner pour la paix de nos filles, de nos sœurs, de nos femmes et de nos mères.

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  • narval
    ecoutez les gens ...ce livres devant dieu je temoigne que c'est un grand monsenges ..c'est vraix que ya eux cette insident mais les choses ne sont pas passé comme elles sont decries ...c'est une foutaise ...ces des gens qui voulaient juste sauvé leur dignété leur cartiers de ces femmes qui ve,de leurs plaisire au yeux de tous le mondes..ça c'est la realité jai etait la ba jai travaillé a hassi messaoud et je connaits les gens de hassi ...c'est des gens biens ...pas comme elle a decrit la menteuse
  • mina
    "Ce livre est un mensonge" et "une foutaise" vous prenez Dieu a témoin?!???!!!! vous y avez été? vous avez vu de vos yeux ce qui s'est passé? Vous connaissez personnellement ces Femmes? alors des tueurs sont maintenant des "pauvre victimes qui voulaient juste préserver leur dignité! n'importe quoi!!!!! ces gens quelque soit la raison pour laquelle ils se sont attaqués a des femmes sans défense sont des SAUVAGES et ce mot n'est pas assez fort pour les décrire. Ils, ont enfreint toutes les lois de justice, de morale , d'humanité de .....Ils doivent être jugé et condamnés sévèrement : on est pas dans la jungle, c'est pas la loi du plus fort qui doit régner!
  • elders
    La femme d'un des mes amis lors d' un voyage en égypte a du se résoudre au silence face a un type qui la pelota dans un bus et pour cause c'était un flic en uniforme ( d'ou l'impunité ),et pourtant elle n'appartenait pas a ce peuple, et pour avoir moi même discuter avec quelque algériens de plusieurs génération je crois qu'ils ont un réel problême avec celles qui les mets au monde.Ce qui rend tous le livre
    crédible à mes yeux .
  • narval
    ecoutez ce monde et devenue trop materialiste ....donc tous le monde chreche n'importe qu'elle moyen pour survivre ....donc chaqu'un sa maniere chaqu'un son histoire ...mais pour la credibilité du livre ..moi jai etait la ba je n'est pas un interret de mentire cette femme auteur du livre na rien a voire avec moi et je la connais meme pas ..;je dit seulement ce qui est vraix..et pour ton information ya pas beaucoup de femmes en algerie je dirais meme dans les familles algeriennes d'accépté que leur filles ou femme meme dans la familles proche d'aller s'aventuré dans une zone industrielle ...parceque l'endroit dans la femme parle dans le livre il existe belle bien m'alheureusement c'est une éspéce de guéto un favellase construit par des nomades des rejeter de le société si tu veux ...donc s'aventuré dans des endroit serais du suicide alors pour cette femme qui est en apparence tres intelectuelle je me demande ce qu'elle fesais la ba ..et pour ma part et meme pour tand d'algeriens ils s'avent bien que les femmes qui ce trouve dans cette endroit d'ecrie HAICHA c'est plus des femmes que la socité a rejetté bien longtemp ..je suis contre les agression qu'elle son,t subie malheureusement elle etais aussi acteur de ça je veux dire elles aussi elle sont contribué a cette dérive parceque leur presecence la ba veut dire qu'elle sont de meme vis a vis de ceux qui vivait autoure d'elles.......je connais l'endroit mieux qu'elles
  • Amel
    C'est malheureux de voir ou on est arrive a cause de ces hordes sauvages qui ne connaissent rien a l'Islam, ni a sa tolerance, ni a sa paix. Neanmoins, il est a nous de ne pas baisser les bras et de combattre cette integrisme aveugle et aveuglant.

    Bon courage a toutes ces femmes.
  • Magali
    Contente de rencontrer les deux auteurs à la maison des associations du XIème arrondissement de Paris le 19 février 2010 dès 19h
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